
Me voici, ô bon et très doux Jésus, prosterné à genoux en votre sainte présence. Je vous prie et vous conjure, avec toute la ferveur de mon âme, de daigner imprimer dans mon cœur de vifs sentiments de foi, d’espérance et de charité, un vrai repentir de mes péchés et une volonté très ferme de m’en corriger.
Pendant qu’avec un grand amour et une grande douleur, je contemple et médite en moi-même vos cinq plaies, ayant devant les yeux ce que le prophète David vous faisait dire de vous-même, ô bon Jésus : « Ils ont percé mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os. » (Ps 21, 17-18).
Ô Sauveur adorable, qui avez daigné mourir sur la Croix pour mes péchés, je vous regarde, cloué à ce bois infâme, le corps tout meurtri, la tête couronnée d’épines, les mains et les pieds percés de clous. Je reconnais en chacune de vos plaies l’œuvre de mes iniquités.
Par ce sang précieux qui coule de vos blessures, lavez mon âme de ses souillures. Par votre agonie et votre sainte mort, donnez-moi la grâce de la persévérance finale.
Père Éternel, je vous offre les plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ pour guérir celles de nos âmes. Mon Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de vos saintes plaies. Ainsi soit-il.
Contexte Historique
La dévotion au Christ crucifié est au cœur de la foi catholique, car la Croix est le signe du plus grand amour et de la rédemption de l’humanité. Depuis les premiers siècles, les chrétiens ont vénéré l’image du Sauveur en sa Passion. Des saints tels que François d’Assise, qui reçut les stigmates, ou Paul de la Croix, fondateur des Passionistes, ont ardemment promu cette contemplation des souffrances du Seigneur. Prier devant un crucifix, c’est se placer au pied de la Croix au Calvaire, pour y puiser la force, le pardon et l’espérance. La prière « Me voici, ô bon et très doux Jésus » est une prière traditionnelle, enrichie d’indulgences par plusieurs Papes, à réciter avec piété devant une image du Christ en Croix.
